Chine : L’humain au cœur de l’action… un modèle asiatique ?

Arrivée en Chine il y a quelques semaines en mission de plusieurs mois pour le compte d’une entreprise française installée à Shanghai, je découvre le livre « Agir en mode delivery » et surtout son sous-titre « Face à la crise, s’inspirer de l’Asie pour réussir ».

Agréable à lire, il aborde beaucoup de sujets, souvent en peu de mots (exemple : une ligne pour la génération Z, le mode Agile est traité en une demi page à la fin, ..). Il traite de nombreux termes que je ne connaissais pas : inside in, chinese dream, le développement de la Corée, etc. C’est un résumé des enjeux à venir : la complexité des organisations, la rapidité de changement.

Mais c’est surtout la manière de traiter un sujet qui m’est cher et qui va m’être utile en Chine : la notion de Human Energy.

L’ouvrage insiste en effet sur cette énergie humaine qui est primordiale à la mise en mouvement des organisations et des sociétés.

Au quotidien, à Shanghai cette énergie est flagrante, palpable, je l’ai constatée à plusieurs reprises. Dans les rues de la ville, à la sortie des métros, des centres commerciaux, les habitants font des exercices le matin ou le soir ; ils dansent, ils font des mouvements lents avec des sabres, du Tai Chi, du Qi Qong, etc… en groupe, les uns à côté des autres avec des musiques différentes. Mais chaque groupe reste connecté à la musique sur laquelle il danse.

Ils sont prêts à vous aider : pour vous indiquer une direction, ils prennent leur téléphone et cherchent sur une carte et vous la montrent.

Dans la vie comme au travail, ils sont plutôt dans une attitude : « qu’est-ce que je peux faire de mieux demain ? ». Autre exemple : dans la phase de diagnostic que je réalise avec certains d’entre eux, mes collègues chinois ne décrivent pas une situation courante mais les besoins pour changer cette situation.

Les relations humaines sont importantes aussi même si parfois, contradictoires. (Sur les quais, ils s’installent bien les uns derrière les autres en attendant devant les emplacements pour les portes, mais dès que les portes sont ouvertes, ils foncent tous ensembles. Ils n’attendent pas que les passagers descendent !). Quand on rencontre un chinois, la 1ère chose qu’il nous demande, c’est notre WeChat, l’équivalent de Whatsapp. Le téléphone est l’outil principal : le téléphone est l’outil principal : désormais on peut payer quasiment tout par téléphone (repas au restaurant avec un QR Code, billets d’avion, etc..), on peut louer des vélos toujours à partir de QR Code (impensable il y a encore 2 ans).

Vous ne parlez pas chinois ? Très peu de chinois parlent anglais… pas de souci. Ils prennent leur téléphone et écrivent en chinois ce qu’ils veulent nous dire ; avec les logiciels de traduction, ils nous montrent le résultat en anglais !

Autant d’exemples qui illustrent cette relation à l’énergie, cette manière propre à l’Asie d’envisager le rapport à l’action et qui explique en partie le dynamisme de la Chine ou de la Corée du Sud. La lecture de ce livre éclaire sur cette approche qui facilite la mise en oeuvre des réformes. Elle me permet aussi d’y être plus attentive est d’avoir comme avoir un filtre de lecture de la société chinoise, au quotidien comme dans ma mission.

AGIR EN MODE DELIVERY, Face à la crise, s’inspirer de l’Asie pour réussir  de David Autissier (maître de conférence habilité à diriger des recherches à l’IAE Gustave Eiffel et directeur de la chaire ESSEC), Philippe Li (associé au sein du cabinet d’avocats international Jones Day) et Jean-Michel Moutot (professeur de Management au sein de l’école de Management AUDENCIA Nantes (2015) – Edition Eyrolles.

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